Hier, le conflit au
Darfour a entamé sa sixième année et bien entendu le bilan est e plus en plus lourd.
Selon l’ONU, ce conflit à l’Ouest du
Soudan a provoqué 200 000 morts en 5 ans et plus de 2,2 millions de personnes déplacées.
Interpellée par le Conseil de Sécurité des
Nations-Unies, la Cour Pénale Internationale a émis en mai dernier, ses premiers mandants d’arrêt à l’encontre de 2 ressortissant du pays, pour crime de guerre et crimes contre l’humanité.
Il s’agit d’Ahmed Haroun (secrétaire d’Etat aux Affaires Humanitaires) et d’Ali Kosheib (chef de « janjawid », une milice arabe) qui sont des « sous-fifres » dans le cadre des massacres de grande ampleur, organisés par le gouvernement soudanais.
Si Ahmed Haroun est présenté comme étant l’un des pionniers de la politique de la terre brûlée menée au Darfour, il n’est avant tout, qu’un exécutant d’une politique décidée par d’autres, même si certains enquêteurs n sont pas « autorisés à aller sur le terrain ».
A noter que, ces 2 mandant d’arrêt ont été immédiatement rejeté par Khartoum (qui en reconnaît pas la Cour Pénale Internationale).
Or, si Khartoum ne coopère pas, la CPI ne pourra entamer un procès sans arrestation et ainsi, les juger devant le tribunal interantional de
La Haye. Ce qui sous-entend que, même les autorités de l’Etat soudanais risquent de ne pas s’inquiéter.
Mais en attendant, la communauté internationale essaie de négocier avec eux afin, de désarmer les milices.
Rappelons que, le gouvernement soudanais est un « allié précieux des
Etats-Unis », même s’ils dénoncent un « génocide au Darfour » et oeuvrent dans la guerre contre le terrorisme.

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