Alors que demain
11 novembre, la France va commémorer le 90me anniversaire de l’armistice de 1918, un rapport émis par l’historien André Kaspi, dénonce la multiplication des commémorations depuis ces dernières années.
Aujourd’hui, l’on compte douze commémorations publiques et nationales et beaucoup d’entre elles ont été instaurées alors que
Jacques Chirac était à l’Elysée. Parmi elles, citons l’abolition de l’esclavage le 10 mai, l’hommage aux morts d’Indochine le 8 juin, l’hommage aux Justes de France le 16 juillet, l’hommage aux harkis le 25 septembre, aux morts d’Algérie le 5 décembre, etc.
Selon la commission Kaspi « Il n’est pas sain qu’en l’espace d’un demi-siècle, le nombre de commémorations ait doublé. Il n’est pas admissible que la nation cède aux intérêts communautaristes et que l’on multiplie les journées de repentance pour satisfaire un groupe de victimes, car ce serait affaiblir la conscience nationale, susciter d’autres demandes et diluer la portée de commémorations. »
La commission Kaspi propose donc purement et simplement de retenir les trois dates les plus importantes : « le 11 novembre pour commémorer les morts du passé et du présent, le 8 mai pour rappeler la victoire sur le nazisme et la barbarie, le 14 juillet qui exalte les valeurs de la Révolution française ».
Il est noté par ailleurs que les autres dates de commémorations connaissent une véritable désaffection. Elles ne devraient devenir que des célébrations locales ou régionales.
Deux voix se sont déjà élevées contre ce projet : celle de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants et celle de
Jean-François Copé, chef des députés
UMP à l’Assemblée Nationale.

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