L’avocat de plusieurs familles des sept enfants décédés dans l’accident du minibus percuté par un train à Allinges début juin a tenu à souligner que « le professeur, a priori, n’a aucune responsabilité de quelque nature que ce soit [dans le drame] ».
« Cet acte, abominable, s’ajoute au drame de ces familles », a ajouté Me Raimondi, interrogé par l’AFP.
Le professeur d’histoire-géographie qui avait organisé l’excursion ce jour tragique du 2 juin s’est en effet suicidé : il a été retrouvé pendu à un arbre dans un bois de Fessy (Haute-Savoie) jeudi matin. Il avait été porté disparu par sa femme.
« Il était très affecté par cet accident », a expliqué l’inspecteur d’académie adjoint Michel Leleu, « avec un sentiment de culpabilité lié au fait qu’il était à l’initiative de cette sortie ».
« C’était un enseignant aguerri et aimé de ses élèves », explique le principal du collège de Margencel où était affecté Eric Jandin. « C’était un homme très solide avant le drame, mais il ne s’en est jamais remis. Depuis, on le sentait fragile. Il était très entouré par ses collègues et avait un suivi psychologique. Malheureusement, cela n’a pas suffi… »
Comme les quatre autres accompagnateurs, le professeur avait du reconnaître les corps des victimes, ce qu’il avait très mal vécu.
Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos, a adressé ses condoléances à la femme du professeur.
Agé de 45 ans, Eric Jandin était père de deux petites filles.
Une cellule d’écoute devrait être mise en place au collège de Magencel pour aider les personnes concernées à affronter cette nouvelle épreuve.
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