En ces temps de crise, les entreprises doivent avoir de plus en plus recours au chômage partiel.
Nicolas Sarkozy a voulu aller vite en signalant qu’il allait imposer ses propres mesures si aucun accord n’était signé rapidement sur l’indemnisation du chômage partiel.
Un projet d’accord a donc été élaboré en deux heures entre patronat et syndicats. Il est prévu d’augmenter le taux d’indemnisation du chômage partiel de 50 à 60 % de la rémunération horaire brute. Cette augmentation devrait avoir lieu le 1er janvier 2009 avec un montant minimum porté de 4,42 à 6,84 euros de l’heure.
Dans ce contexte, c’est une bonne nouvelle pour des salariés mis d’office au chômage partiel. Les syndicats ne sont pas globalement satisfaits tout en reconnaissant certaines améliorations par rapport à la situation existante.
Une lettre commune du patronat et des syndicats demande aussi aux pouvoirs publics de modifier les conditions concernant les salariés à temps partiel qui seraient soumis à l’allocation de chômage technique. En effet, actuellement, les salariés à temps partiel qui ont un contrat hebdomadaire de moins de 18 h, ne peuvent en bénéficier.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a indiqué qu’il prévoyait porter la durée de bénéfice de cette allocation de quatre à six semaines.
Un décret devrait paraître pour revaloriser d’au moins 1,20 euro par heure l’allocation versée par l’Etat à l’employeur en compensation de l’indemnisation du chômage partiel. Cette allocation est aujourd’hui de 2,13 euros pour les entreprises de plus de 250 salariés et de 2,44 euros pour les autres entreprises.
Aucune date n’a été fixée pour la signature de ce texte qui devrait être approuvé par quatre syndicats sur cinq, même s’ils se montrent déçus (FO, CFDT, CGC, CFTC), le salaire de référence n’incluant pas les primes d’ancienneté ni le travail posté. La CGT, par la voix de Maurad Rabhi, critique « un texte au rabais » en précisant que « la crise sera subie uniquement par les salariés et l’Etat » et en soulignant que toutes les entreprises, même bénéficiaires, peuvent avoir recours au chômage partiel.

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