Depuis quelques semaines, nombreuses sont les lignes réservées à l’Affaire Chantal Sébire dans le cadre de l’
euthanasie : presse, télévision, photos avant et après sa maladie... tout y est passé !
Récemment, la polémique sur l’euthanasie a été relancée suite à la demande de la patiente à la Justice française, de lui accorder légalement le droit de mourir dans la dignité.
Quelques jours après le refus de la Justice de lui accorder ce « recours à l'euthanasie », le corps de Chantal Sébire a été retrouvé à son domicile sans vie le 19 mars dernier : une enquête a donc été ouverte à cet effet.
Le lendemain de sa mort, l’autopsie avait écarté l'hypothèse d'une mort d'origine naturelle.
Aujourd’hui, d’après Jean-Pierre Alacchi, le
procureur de la République de
Dijon, l'autopsie a révélé des traces, en grosses quantités, de pentobarbital, un barbiturique à usage habituellement vétérinaire.
Par ailleurs, il a déclaré que : « les premiers résultats font état de la présence dans le sang de madame Sébire de paracétamol et d'un tranquillisant, le Lexomil, à des doses thérapeutiques, qui n'ont pu entraîner la mort ».
Pour mieux expliquer les causes de la mort de cette dernière, le procureur de la République de Dijon a souligné que, « les concentrations observées sont près de trois fois la dose mortelle de ce produit ». Ce qui explique que « le surdosage de pentobarbital constaté dans le sang de Mme Sébire [était] donc compatible avec son décès ».
Toutefois, selon le magistrat, ce produit n’était pas délivré dans les pharmacies et « les conditions dans lesquelles madame Sébire a pu entrer en possession de ce barbiturique font donc actuellement l’objet d’une enquête ».
Rappelons que, Chantal Sébire (âgée de 52 ans), souffrait d’une tumeur incurable et douloureuse : ce qui l’avait incité à solliciter le droit de recourir à l’euthanasie.
Elle a été incinérée mardi au crématorium de Dijon.