Après des mois de lutte contre la maladie qui la minait, mais aussi d’une bataille acharnée pour faire reconnaître son droit à mourir dans la dignité, Chantal Sébire a finalement trouvé hier la mort qu’elle appelait de ses vœux depuis longtemps.
La femme de 52 ans a été retrouvée morte mercredi en début de soirée à son domicile de Plombières-lès-Dijon (Côte d’Or) ; et son décès a été annoncé par le Ministère de l’Intérieur.
Le
procureur de la république de
Dijon a annoncé que les causes de la mort de Chantal Sébire « ne sont pas connues » mais que des « prélèvements et des analyses » allaient être effectuées.
Le médecin de Chantal Sébire avait annoncé en début de semaine que sa patiente était très faible et qu’elle risquait une hémorragie à tout moment : les analyses devront montrer si la mort a été naturelle ou si Chantal Sébire a choisi de se
suicider, avec ou sans l’aide d’un tiers.
La requête de la femme atteinte d’une tumeur incurable du visage, visant à lui permettre d’avoir recours à l’
euthanasie, avait été rejetée lundi dernier par la justice.
Suite à l’intense médiatisation du cas de cette femme et aux prises de position de nombreux acteurs du monde politique et de la société civile comme
Bernard Kouchner et Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la Famille, la loi Leonetti sur la fin de vie devrait connaître une réévaluation visant à pallier à « la méconnaissance des textes » et à « l’insuffisance de la législation ».
Le combat acharné de cette femme courageuse n’aura donc pas été vain, puisqu’elle sera finalement parvenue à mourir entourée des siens, et que les pouvoirs publics auront entendu son appel.
Affaire à suivre...

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