Finalement, les ouvriers de Caterpillar ont libéré les quatre cadres de l’entreprise qui étaient retenus depuis 24 h tandis que
Nicolas Sarkozy, comme il l’avait fait pour Gandrange, a promis de « sauver le site ».
À
Grenoble, l’ambiance est plus détendue sur le site du fabricant américain d’engins mécaniques de chantier. Après avoir quitté l’usine sous les huées de 400 salariés présents, la Direction va se retrouver cet après-midi autour de la table des négociations. Des élus du comité d’entreprise et un médiateur seront présents pour discuter du plan social annoncé le 17 février et des primes de départ.
Ce plan prévoit en effet 733 suppressions d’emplois sur les 2 800 postes occupés à Echirolles et à Grenoble. Pour calmer le jeu, la direction a accepté le paiement des trois jours de
grève à condition que le travail reprenne aujourd’hui.
L’entreprise n’a toutefois pas pris d’engagement par rapport au dédommagement du chômage partiel. Les salariés demandent une indemnité de départ en se basant sur trois mois de salaire par année d’ancienneté avec un plancher de 30 000 euros. Ils insistent aussi sur le maintien de l’outil de travail. Quant à la direction, elle propose une indemnité fixée à 0,6 mois de salaire avec un plancher de 10 000 euros.
Le Chef de l’Etat s’est engagé : « Je vais sauver le site, je recevrai cette interdyndicale puisqu’ils m’ont appelé au secours et on ne les laissera pas tomber »… Il devrait peut-être en discuter avec
Barack Obama.
Les ouvriers, quant à eux, ne montrent pas une confiance débordante dans les propos du Président de la République…

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