Sorti le 11 juillet, l’album de Carla Bruni-Sarkozy, « Comme si de rien n’était » a d’ores et déjà pris la troisième place des ventes d’album pour la semaine écoulée, avec 14 100 exemplaires vendus en deux jours.
La maison de disques de l’épouse de Nicolas Sarkozy – Naïve – s’est déclaré « satisfaite » de cette troisième place qui « correspond aux objectifs initiaux de mis en place ». Certains points de vente ont d’ailleurs du être réapprovisionnés en exemplaires.
Si on trouve aux deux premières places du « top albums » « Viva la vida » de Coldplay et « Recollection » de Laurent Voulzy, l’album de Carla Bruni-Sarkozy se place en deuxième position des ventes d’albums chez Virgin et à la FNAC ainsi que des téléchargements sur internet.
En revanche, le bon démarrage des ventes de l’album de CBS est entaché d’une suspicion de plagiat : le titre « Comme si de rien n’était » a en effet déjà été utilisé par Thierry Desseux en 2003 pour un album autoproduit.
« J’ai essayé de prendre ça avec humour, mais c’est pas si drôle que ça, finalement », explique le musicien à 20minutes.fr. « Mademoiselle Bruni s’invite sur ma page music [sur Myspace]… comme si de rien n’était. Donc mon prochain album s’appellera ‘Quelqu’un m’a dit’. J’ai le droit, non ? ».
Ceci dit, comme le démontre liberation.fr, lorsqu’on tape « Comme si de rien n’était » sur le moteur de recherche Google, on tombe tout d'abord sur un clip de Matmatah et un film de Pierre-Olivier Mouriéras portant le même titre.
Selon l’avocat spécialiste des droits d’auteur Pierre Lautier, on peut penser qu’en cas de procès les juges donneraient raison à Carla Bruni-Sarkozy : l’expression « Comme si de rien n’était », d’usage courant, ne peut en effet pas être considérée comme une œuvre « originale ».
Quelqu'un m'a dit que certains aigrefins auront du mal à profiter de l’aubaine !
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