Libération a publié dans son édition de samedi une interview de la première dame de
France dans laquelle elle précise un certain nombre de points concernant son rôle, sa situation et sa position politique, dans des propos qui se révèlent parfois pour le moins contradictoires.
Si
Carla Bruni-Sarkozy rappelle que ses « réflexes épidermiques sont de gauche », elle n’en affirme pas moins que si Nicolas Sarkozy se représentait, elle voterait pour lui…
Ne dit-on pas que l’amour est aveugle ?
Elle laisse en outre entendre que selon elle le fossé qui sépare la gauche et la droite n’a aucun sens, en tout cas en ce qui concerne la culture. « Il y a sans doute des gens extrêmement cultivés à droite et sans doute des ignorants à gauche. Je suis de ces derniers, ignorante ! »
Elle espère toutefois inciter son mari à « donner une place supérieure à la culture ».
« J’ai l’impression que les gens qui sont complètement d’un côté ou de l’autre ne pensent qu’avec une partie du cerveau », ajoute-t-elle.
Là encore, on ne peut pourtant pas dire que son époux soit modéré dans ses inclinations idéologiques !
Carla Bruni-Sarkozy évoque également ses origines familiales : « Même si je viens d’une famille bourgeoise, elle n’est pas du tout conservatrice. Les miens ont été choqués par son arrivée (de son futur époux) dans notre paysage ».
En ce qui concerne son rôle de première dame, Carla Bruni-Sarkozy estime que « ce n’est pas une place très claire ». « Je vais essayer d’utiliser cette place pour quelque chose de fondamental. Evidemment, c’est toujours lié à des actions humanitaires. Cela aussi, c’est une tradition. Moi, je n’oserais pas faire des choses qui choquent les gens et qui sortent des traditions », affirme-t-elle au quotidien.
Elle entend continuer à assumer sa double casquette de première dame et de chanteuse, même si elle affirme : « Je ne recommencerai à faire des concerts lorsque mon mari ne sera lus président de la République ».
Carla Bruni-Sarkozy entend toutefois conserver sa liberté de manœuvre : « J’ai toujours les mêmes convictions », affirme-t-elle.
Il s’agissait là de la deuxième grande interview accordée par Carla Bruni-Sarkozy accordée à un journal français depuis son mariage ; dans un journal qui penche plutôt à gauche…
Mais
Nicolas Sarkozy a donné son feu vert : « Il a dit : ‘J’ai confiance en toi, vas-y’ », explique-t-elle.