Suite à une levée de boucliers des journalistes du quotidien, le PDG de
Libération, Laurent Joffrin a renoncé à faire de
Carla Bruni-Sarkozy la rédactrice en chef d’un jour du journal.
Laurent Joffrin avait fait part de ce choix au cours de la conférence de rédaction de mercredi dernier, soulevant immédiatement des réactions indignées de la part de la Société des Personnels de Libération (SCPL).
Un communiqué avait ainsi été placardé sur les murs de la rédaction de Libé : « La SCPL désapprouve et se désolidarise de toute éventuelle opération de communication au profit de Carla Bruni-Sarkozy dans Libération qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’image du journal au moment où son lectorat est à la recherche de repères. Etant donnés son statut et sa position actuels, nous demandons à ce que seul un traitement strictement journalistique lui soit réservé. »
Le gérant de la SCPL, Christophe Forcari, a expliqué à nouvelobs.com que « ce n’est pas la personnalité de Carla Bruni en tant que chanteuse et première dame qui est en cause » mais « que (…) cette collaboration aurait contribué à miner l’image du journal ».
« L’idée de Laurent Joffrin était de surprendre le lectorat. Surpris, il l’aurait été, mais certainement pas dans le bon sens » ajoute Christophe Forcari.
Alors que d’aucuns soupçonnent
Nicolas Sarkozy d’être à l’origine du remplacement de
Patrick Poivre d’Arvor par
Laurence Ferrari au journal de 20H de TF1, retrouver Carla Bruni-Sarkozy rédactrice en chef de Libération, même pour un jour, ça faisait beaucoup…
Cela dit, si l’idée « réelle » de Laurent Joffrin était de faire parler de son journal, c’est réussi.

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.