La situation de la
Birmanie est tellement grave après le passage dévastateur du
cyclone Nargis que la junte militaire au pouvoir a accepté de faire appel à l’aide humanitaire internationale.
« Nous accueillerons une aide venant d’autres pays car notre peuple est en difficulté » a déclaré de chef de la diplomatie birmane.
Le pays est en effet dans un état de chaos invraisemblable : des dizaines de villages côtiers sont détruits, des centaines de milliers de personnes se voient jetées sur les routes du pays et la capitale de la Birmanie, Rangoon, est totalement privée d’électricité.
C’est le delta du fleuve Irrawaddy qui a été le plus touché, balayé par des rafales de vent qui ont atteint les 200 km/h : le seule ville de Bogalay compte 10 000 morts pour un bilan total provisoire de 15 000 dans le pays tout entier, et cette partie du pays compte 24 millions d’habitants, qui se trouvent de fait dans une situation catastrophique.
Une opération humanitaire menée par l’
ONU va être mise en place en urgence, et de nombreuses organisations internationales, comme la
Croix-Rouge, sont prêtes à intervenir.
De nombreux pays ont en outre débloqué des fonds pour venir en aide au pays : 250 000 dollars pour les
Etats-Unis, 200 000 euros pour la
France et 2 millions d’euros pour l’
Union Européenne.
Bernard Kouchner s’est d'ailleurs déclaré prêt à se rendre sur place.
Mais des voix s’élèvent déjà, notamment aux Etats-Unis, pour reprocher à la junte d’avoir failli à sa mission d’alerte alors même que le cyclone était annoncé…

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