Le président de la République,
Nicolas Sarkozy avait demandé, le jeudi 15.1.2009, aux dirigeants des banques françaises de renoncer à la part variable de leurs rémunérations sur les résultats de 2008, des bonus qui se chiffrent en centaines de milliers d'euros, en contrepartie du soutien financier apporté récemment par l'Etat. Christine Lagarde, ministre de l'Economie, aujourd’hui, hausse le ton, dans une déclaration au journal des Echos, je la cite, « Les banques doivent comprendre que nous avons changé d'époque », si elles ne renoncent pas à ces pratiques, les banques « devront trouver un autre guichet » que celui de l'Etat, pour faire face à la crise financière, « mais je n'en connais pas d'autre » !. La ministre de l'Economie a également envisagé de réclamer une limitation des dividendes, versés aux actionnaires
Les dirigeants de
BNP Paribas, une des toutes premières banques en Europe, qui a bénéficié des subsides et du soutien de l'Etat, pour faire face à de grosses difficultés liées à la crise financière, ont fait savoir dès samedi 17.1.2009, qu'ils se pliaient à cette exigence.
Un porte-parole de BNP Paribas a annoncé que le président de la banque, Michel Pébereau, et le directeur général, Baudouin Prot, avaient « décidé d'indiquer à leur conseil d'administration qu'ils renonçaient à leur rémunération variable ».
Ils avaient l'année derniére, respectivement touché 875.000 et 2,27 millions d'euros !. Le directeur général du Crédit Agricole, a refusé quant à lui, de prendre la même initiative !. Le directeur général de la
Société Générale, Frédéric Oudéa, aurait, d’après ce que l’on sait, refusé de renoncer de son plein gré à son bonus !.
Le ministère des Finances a annoncé la semaine dernière, une nouvelle tranche d’aides, de 10,5 milliards d'euros, d'ici à la fin du premier trimestre 2009, ce qui porterait l'aide publique à 21 milliards d'euros.
Rappelons nous, que six grandes banques avaient bénéficié de la première tranche de prêts de 10,5 milliards d'euros, dans le cadre d'un plan global de 360 milliards dont 320 pour garantir les prêts interbancaires, le Crédit Agricole, BNP Paribas, la Société Générale, le
Crédit Mutuel, la Caisse d'Epargne et la Banque Populaire.
Alors que faut t-il penser des banquiers ? Apparemment, ils veulent pour la plupart d’entre eux, « le beurre et l’argent du beurre » ! Il serait temps pourtant, que ces messieurs ouvrent les yeux ! et regardent autour d’eux, la souffrance et la misère, de monsieur et de madame tout le monde ! des personnes qui se retrouvent au chômage, sans emploi, sans toit, sans argent ! Ces personnes devraient distribuer une grosse partie de leur dividendes aux petits clients de leur banque ! lesquels payent de gros agios quand ils sont à découvert ! et surtout diminuer les frais qu’ils imputent, sur les comptes bancaires, pour ceci ou cela… Il est temps et grand temps, que les agissements et les façons de faire de certains directeurs et actionnaires de banque changent !