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Bangkok, en
Thaïlande, une nuée de manifestants royalistes, au nombre de 20 à 30000 selon les observateurs, a déferlé dans les rues, et sur le siège du gouvernement thaïlandais, dans l’idée d’évincer l’actuel chef du gouvernement, le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej, et de prendre les commandes d’une chaîne de télévision.
Les manifestants, pour une grande partie, étaient tous vêtus de jaune pour souligner leur allégeance au Roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej; ils font partis du mouvement «l'Alliance du peuple pour la démocratie» (PAD).
Depuis maintenant plusieurs mois, ces opposants au gouvernement en place, cherchent à le renverser, et par la même le Premier ministre Samak.
Ils accusent en fait le gouvernement d’être sous la dominance des pro Thaksin Shinawatra, qui était le Premier ministre précédent, renversé en septembre 2006, lors du coup d’état organisé par les généraux royalistes.
Depuis cette date, l’ex Premier ministre est réfugié en
Angleterre.
Samak Sundaravej, l’actuel Premier ministre a pourtant remporté les premières élections législatives, qui se déroulèrent après le putsch des généraux.
Actuellement, il se dit très inquiet de la situation, et déclare dans un communiqué : «Ils veulent une effusion de sang, ils veulent que l'armée sorte et fasse un coup d'Etat».
M. Samak rappelle que la démocratie a été ramenée en Thaïlande par les élections de décembre, et que l’action visant à destituer le gouvernement est illégale.
Ils attend maintenant les mandats d’arrêt requis à l’encontre de 5 meneurs parmi les manifestants, et attend également le départ des manifestants du siège du gouvernement.
Il a promis une gestion de crise « douce et tendre ».

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