Après le renvoi hier en métropole de l’appareil (Falcon 900) médicalisé posté en
Guyane en cas de libération de l’otage franco-colombienne,
Ingrid Betancourt, l’Elysée a annoncé que c’est du territoire hexagonal que l’avion pourraient décoller « à tout moment », bien que cette information n’ait pas été confirmée par le Ministère de la Défense.
Selon la Présidence de la République, « le fait que l’avion soit maintenant à 6 ou 7h de vol ne préjuge en rien l’état d’avancement des négociations ».
Elle précise qu’elle « travaille d’arrache-pied pour parvenir à une solution humanitaire globale, mais observe la plus grande discrétion », du fait que « les transactions sont compliquées ».
Toutefois, il y’a urgence : détenue depuis plus de 6 ans par les
FARC, Ingrid Betancourt souffrirait d’une rechute d’
hépatite B, au point où son ex-mari (Fabrice Delloye) a déclaré ce week-end, qu’il craignait qu’elle ‘soit en train de mourir ou déjà morte » !
Une appréhension suscitée par les déclarations du Président Colombien qui a promis jeudi dernier que, si l’otage franco-colombienne était libérée, il était prêt à « réduire au minimum » ses exigences pour libérer les guérilleros.
Rappelons qu’en lutte contre Bogota depuis 1964, les FARC exigent la libération de 500 guérilleros contre celle de 39 otages dont Ingrid Betancourt.
Voilà bien, une concession dont Alvaro Uribe n’a pas vraiment l’habitude…

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.