D’après la déclaration de la ministre de l'Intérieur,
Michèle Alliot-Marie, qui s’est rendue sur les lieux de la tragédie, il n’y a plus "aucune chance de retrouver quelqu'un vivant" sous l'avalanche qui s’est déclenchée dans le massif du
Mont Blanc.
Ce drame s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3 heures du matin.
L’avalanche a en effet balayé la face nord du Mont-Blanc du Tacul à 3600 mètres d’altitude; d’une longueur de 200 mètres et d’une largeur de 50 mètres, cette avalanche n’a guère laissé de chance aux cinq autrichiens et aux trois suisses ayant vraisemblablement trouvé la mort, ainsi qu‘aux huit autres alpinistes blessés.
L’ensemble des alpinistes comptaient atteindre le sommet du Mont-Blanc dans la journée, ils étaient partis du refuge vers 1 heure du matin, ceci étant classique pour ce type d’expédition.
Pour le moment, les recherches ont été interrompues en raison de l’instabilité des plaques de neiges, et d’un nouveau risque d’avalanche lié au réchauffement climatique constaté ces derniers jours.
Pour MAM, il n’est donc pas question de mettre en jeu de nouvelles vies.
Il n’est pas évident de faire un bilan pour l’instant, car on ne connaît pas encore le moment de la reprise des recherches; le bilan des personnes ensevelies pourrait donc évoluer, car la Ministre de l’Intérieur rappelle dans son communiqué : qu'il est "extrêmement difficile de savoir avec certitude combien de personnes ont été prises dans l'avalanche".
D’après les premiers témoignages des secouristes, la scène de l’avalanche était apocalyptique, il y avait beaucoup de blessés, il y faisait froid et y régnait beaucoup de stress.
Cet accident de haute montagne pourrait être le plus meurtrier depuis 1999, date à laquelle, 12 personnes avaient trouvé la mort dans un hameau de la vallée de
Chamonix.

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