Les parlementaires américains devraient annoncer un plan d’urgence de 15 milliards de dollars alloués au secteur automobile car des millions d’emplois seraient menacés si les trois géants américains faisaient faillite.
Ces 15 milliards de dollars seraient d’abord confiés à
General Motors et
Chrysler,
Ford étant un peu en meilleure santé. Ford ne demande pour l’instant qu’un crédit de 9 milliards d’euros que la firme américaine espère ne pas devoir utiliser.
Ces 15 milliards affectés en urgence le seront pour sauver deux millions d’emplois dans les prochains jours. Le sénateur démocrate Chris Dodd n’a pu s’empêcher de comparer ce chiffre de 15 milliards aux 450 milliards débloqués précédemment pour Citigroup et AIG et ce, sans vote du Congrès.
Les parlementaires ne donneront pas cette aide exceptionnelle sans contrepartie. Ils réclament en effet des conditions très strictes de surveillance de l’utilisation de ces fonds. Ils ont évoqué la création d’un poste de « tsar de l’automobile » chargé de superviser les actions de restructuration. Cet administrateur devrait dépendre du département du Commerce.
Quant à Barack Obama, il s’est également exprimé sur la question à Chicago et il n’y a pas été par quatre chemins : les patrons de l’industrie automobile devront choisir entre changer leurs méthodes s’ils veulent une aide publique, ou démissionner. « Si les responsables actuellement en place ne comprennent pas l’urgence de la situation et ne veulent pas faire de choix difficiles et s’adapter aux nouvelles circonstances, alors ils devraient partir » a-t-il déclaré.

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