L’explosion d’une voiture piégée pilotée par un kamikaze a fait aujourd’hui 40 morts et plus d’une centaine de blessés à Kaboul, la capitale Afghane ; le bilan le plus lourd d’un attentat à la bombe dans cette ville depuis de début de l’insurrection des talibans.
La déflagration extrêmement puissante s’est produite alors que le terroriste avait placé son véhicule devant la grille d’entrée de l’ambassade d’
Inde dans le centre de la ville. Les victimes sont surtout des civils venus chercher un visa pour ce pays ; et au moins quatre Indiens figurent parmi elles : un attaché militaire, un diplomate et deux gardes. L’ambassade a en outre été sérieusement endommagée.
Le lieu de cet attentat n’a pas été choisi au hasard : l’Inde est en effet un allié du gouvernement du président Hamid Karzaï dans la lutte contre les talibans, dont la rébellion s’est beaucoup intensifiée depuis quelques mois en dépit de la présence en
Afghanistan de 70 000 soldats de deux forces multinationales.
Kaboul a fait l’objet ces deux dernières années de plusieurs attentas suicide de la part de fondamentalistes musulmans : dernier en date, celui du 1er juin dernier, lorsque une voiture avait explosé au passage d’un minibus transportant des membres de l’armée afghane. Une femme avant été tuée et cinq personnes blessées.
Le 27 avril dernier, un commando de talibans avait tiré au lance-roquettes en direction de la tribune où se trouvait le président, tuant un député et deux civils.
Le gouvernement indien a « fermement condamné » cet attentat.
« De tels actes de terreur nous détourneront pas de notre engagement envers le gouvernement et le peuple afghans », a-t-il affirmé dans un communiqué.
La
Maison Blanche et la
Commission européenne ont immédiatement condamné cet attentat.
« Je condamne fermement cette attaque terroriste qui visait des civils innocents faisant la queue devant l’ambassade indienne ainsi que le personnel de l’ambassade », a déclaré la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.