Jusqu’à ces dernières heures, le conflit caucasien ne s’était pas autant manifesté. Hier, il s’est subitement « réveillé » suite à l’accusation réciproque de la violation du cessez-le-feu entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
En effet, ce cessez-le-feu était en vigueur depuis 13 ans feu le long de la ligne de démarcation du Haut-Karabakh. Le 4 mars dernier, une des attaques les plus graves de l’histoire du conflit a éclaté : à son bilan, on dénombre 16 hommes morts, dont 12 arméniens.
Cet affrontement s’est produit alors que, l’Arménie traverse crise interne, suite à l’élection présidentielle très contestée provoquant ainsi, des émeutes sanglantes dans la nuit du 1er au 2 mars dernier.
Après l’incident qui s’est produit aux frontières, Serj Sarkisian (1er ministre arménien) s’est voulu apaisant en déclarant que : « le conflit du Haut-Karabakh sera réglé par des moyens pacifiques et j'exclus toute solution militaire ».
A l’opposé, Ilham Aliev, le Président d’Azerbaïdjan, a indiqué que, son pays était prêt à reprendre le contrôle de la province par la force, et qu'il se procurerait des armes et du matériel militaire dans cette perspective.
Rappelons que, la zone du Haut-Karabakh (à majorité arménienne), est enclavée en Azerbaïdjan et, en 1991, la région s’est autoproclamée indépendante : ce qui fut à l’origine d’une guerre longue de 3 ans entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, faisant 35.000 morts et des centaines de milliers de personnes déplacées.
Il a fallu attendre 1994 pour qu’un cessez-le-feu soit prononcé, même si les négociations sur un accord de paix ne sont toujours pas achevées.
Aujourd’hui, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en
Europe (OSCE) devra intervenir d’aider les deux pays à trouver une solution et sortir de cette crise qui dure déjà trop longtemps.
Le représentant spécial de l'
Otan pour le Caucase et l'Asie centrale, Robert Simmons, a confirmé que l'Alliance était prête à apporter son aide pour faire avancer le processus de paix.