Parfois, des petits malins s’amusent à appeler le 18 rien que pour entendre les sirènes des
pompiers, d’autres appellent le 15, soit le Samu, pour se faire transporter gratuitement à l’hôpital ou pour un petit bobo, d’autres encore composent le 17 afin que la police règle une dispute conjugale sans gravité.
C’en est trop désormais pour les services d’urgence, souvent débordés, qui ont autre chose à faire que de répondre et de se déplacer pour des appels abusifs.
C’est dans ce sens que la préfecture de police de Paris va lancer à partir d’aujourd’hui et jusqu’au mardi 18 novembre, une campagne de sensibilisation contre les appels abusifs aux numéros d’urgence. Cette campagne va rassembler les trois services d’urgence.
En effet, « une hausse record des appels reçus » a été enregistrée ces derniers temps sans correspondre à une réelle situation d’urgence. Il est évoqué dans le
communiqué de la Préfecture de Paris : « un phénomène de déresponsabilisation de certains appelants qui joignent ces numéros pour des motifs qui n’ont souvent rien à voir avec l’urgence ».
Force est de constater également que ces appels inutiles mobilisent du personnel incontournable pour des situations sans gravité et que le temps imparti pour des actions inutiles apporte des retards dans l’aide apportée aux vrais secours d’urgence pour des personnes en détresse dont la vie est en danger.
Des affiches vont donc être placardées sur les murs de Paris : la mairie s’est d’ailleurs associée à cette action de sensibilisation en mettant à disposition son affichage municipal et en diffusant un dépliant dans les mairies d’arrondissement et les établissements municipaux.
Quelques chiffres ont été communiqués : sur 2 500 appels reçus quotidiennement au 15, seulement 70 interventions concernent une urgence vitale. Les pompiers ne sont pas en reste, puisque le 18 a reçu quelque 16 000 fausses alertes en 2007.
La ville de Paris réfléchit par ailleurs à un plan de hausse des moyens concernant les
services de secours et à une amélioration de leur coordination en souhaitant parallèlement une mobilisation des médecins de ville et des ambulanciers pour participer à cette nouvelle coordination.
Alors, avant d’appeler le 15, le 17 ou le 18 pour n’importe quel motif, rappelez-vous que des vies sont véritablement en danger et que des personnes en détresse attendent des secours que vous aurez mobilisés pour rien !

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