La politique agricole commune (PAC) était au centre des débats hier entre les 27 ministres de l’agriculture européens.
Le texte final de cet accord prévoit un compromis entre les désirs des grands pays agricoles dont la France, et plusieurs points soulevés lors des négociations. Ainsi, il a été décidé que les aides directes reçues par les agriculteurs dans le cadre de la PAC soient réduites l’année prochaine afin que ces aides soient plus dirigées vers le développement rural. Ces aides directes réaffectées aux campagnes le seront à hauteur de 14 % pour les exploitations recevant plus de 300 000 euros par an (il était envisagé 22 % à l’origine). Ce taux atteindra 10 % pour les exploitations recevant jusque 100 000 euros.
Les quotas laitiers ont été aussi remis en cause. Ceux-ci limitent la production depuis 1984 et ils seront relevés chaque année de 1 % jusqu’à leur disparition prévue pour 2014. Progressivement donc, on va assister à une disparition des quotas laitiers.
Enfin, à la demande de la France, les différents états européens pourront continuer d’acheter à un prix prédéterminé la production de blé meunier jusqu’à 3 millions de tonnes alors que la Commission européenne désirait mettre en place un processus d’adjudication sur l’ensemble de la production sans aucune garantie sur les prix.
Il s’agit donc de faire davantage dépendre les prix et les revenus du monde agricole, de la loi de l’offre et de la demande sur le marché avec la disparition des quotas laitiers et la baisse des subventions à la production.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.