Jérôme Kerviel, le présumé coupable, dans la banqueroute financière de 5 milliards d’euros que la
Société Générale a essuyé sur les places boursières, était une nouvelle fois entendu par les juges chargés de l’enquête.
La justice estime dorénavant que
Jérôme Kerviel a bénéficié de complicités lors de la saisie des opérations boursières, et a de ce fait, mis en examen une nouvelle personne dans cette affaire; il s’agit de Thomas Mougard, qui se voit accuser de «complicité d’introduction frauduleuse de données dans un système informatique».
Cet ex-assistant de Jérôme Kerviel, qui depuis, a d’ailleurs était licencié par la Société Générale, était jusqu’à présent entendu comme témoin assisté. Cependant, la Société Générale, lors de la remise d’un rapport d’enquête interne l’a accusé de complicité en déclarant : «Il a saisi lui-même plusieurs transactions fictives utilisées par Jérôme Kerviel pour masquer les positions directionnelles frauduleuses».
De ce fait, les
juges d’instruction, Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, n’ont pas tardé à annoncer la mise en examen du présumé complice, pour faire la lumière sur les faits qui lui sont reprochés.
La défense de Jérôme Kerviel, s‘est empressée quant à elle à dénoncer une instrumentalisation de la justice pénale par la Société Générale en vue de trouver un bouc émissaire.

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.