Trois ans après les faits, Jean Sarkozy a été relaxé par le tribunal de Paris. Le plaignant, Mohammed Bellouti, avait relevé le numéro du scooter du fils du Président dans la nuit, place de la Concorde, alors que le conducteur avait endommagé son véhicule et qu’il avait pris la fuite. La BMW avait été emboutie par l’arrière le 14 octobre 2005. Malgré une plainte déposée, Jean Sarkozy n’a jamais été interrogé par la police. Mohammed Bellouti avait donc pris la décision de citer Jean Sarkozy directement en justice en lui réclamant 260 euros de réparations matérielles et 4 000 euros pour préjudice moral. Jean Sarkozy, qui a nié toute implication en affirmant que le plaignant avait inventé un événement imaginaire pour essayer de se faire indemniser pour d’autres accidents, s’est vu accorder 2 000 euros pour « procédure abusive ». Il a annoncé qu’il donnerait cette somme à une « association d’aide aux enfants malades ». Un expert judiciaire, procédure exceptionnelle dans un tel cas, avait été désigné en décembre et il avait conclu que les dégâts constatés n’étaient pas compatibles avec un choc contre un scooter. Déjà, ce scooter avait attiré l’attention lors d’un vol et que la police avait eu recours début 2007 à une recherche d’empreintes, procédure coûteuse réservée aux enquêtes criminelles, pour le retrouver. Mohammed Bellouti s’est dit consterné : « Je savais que la justice était inégale, mais de là à se faire condamner pour procédure abusive, c’est surréaliste ». Déjà, des voix s’élèvent pour protester contre une justice à deux vitesses…
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