En juillet 2007, l’ancien Premier ministre
Dominique de Villepin était mis en examen pour complicité de dénonciation calomnieuse dans l’affaire
Clearstream (une machination mettant en cause
Nicolas Sarkozy et d’autres personnalités avec de faux listings les accusant de posséder des comptes occultes, affaire mise à jour en 2004). Cela dit, à l’époque il n’existait pas de charge suffisante contre Dominique de Villepin, le parquet ayant simplement considéré que « le traitement singulier par Dominique de Villepin de l’affaire des listings de comptes Clearstream a jeté une lumière trouble sur ses motivations exactes et le but qu’il a poursuivi ».
Depuis, ce dossier était parsemé de zones d’ombre entre affirmations et négations. Faute de preuve malgré des moyens d’investigation extraordinaires, le parquet avait requis la poursuite de l’enquête sur le rôle de l’ex Premier ministre. À l’issue de ce complément d’enquête, le parquet a, de manière assez incohérente selon l’avocat de Dominique de Villepin, modifié sa position, estimant que Dominique de Villepin avait eu connaissance du caractère mensonger de ces listings bancaires, listings adressés à la Justice entre mai et octobre 2004. Des charges sont aussi relevées contre l’informaticien Imad Lahoud, Jean-Louis Gergorin, le corbeau de l’affaire, Florian Bourges ainsi que le journaliste Denis Robert.
Bien que le 3 juin dernier, le parquet ait estimé que « les charges n’apparaissaient pas suffisantes » pour justifier d’un renvoi en correctionnelle, il a changé d’avis aujourd’hui. Seuls les juges désormais doivent décider si oui ou non Dominique de Villepin et les quatre autres accusés devront être renvoyés devant le tribunal. L’ex Premier ministre a toujours clamé son innocence dans cette affaire.

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