C’était pourtant l’un des rares ministres à s’être bien débrouillé dans la crise des DOM-TOM puisque Michèle Alliot-Marie avait brillé par son absence. Et pourtant, il a été débarqué en étant prévenu la veille très tard. Yves Jégo, puisque c’est de lui dont il s’agit, a déclaré ce matin sur Europe 1 : « Oui, c’est vrai, je l’ai appris un peu brutalement, mais enfin, quand un ministre est débarqué, je crois qu’il n’a pas vraiment le droit de se plaindre ». Il a rajouté : « La politique, c’est fait d’aléas, de hauts, de bas, je vais redevenir député, j’ai beaucoup de choses qui m’intéressent et je ne vais sûrement pas venir me répandre ou me plaindre d’avoir été débarqué du gouvernement ». Certes, c’est tout à son honneur, mais cela semble être un coup dur pour les Français d’Outre-mer qui avaient fini par trouver en lui un interlocuteur qui semblait comprendre leurs problèmes. Il faut dire que depuis la crise des Antilles, Yves Jégo n’avait pas rencontré François Fillon et que les relations entre les deux hommes étaient « froides ». Yves Jégo a ainsi déclaré : « Il ne faut pas cacher les choses non plus, il ne faut pas faire de langue de bois. Je pense que cette crise a laissé entre lui et moi des traces ». Débarqué brutalement, Yves Jégo va donc redevenir député de Seine-et-Marne même si son plan pour les Antilles a été adopté à quelques détails près. Il est donc remplacé à son poste par la nouvelle secrétaire d’Etat à l’outre-mer, Marie-Luce Penchard à qui il a souhaité « bon courage ». Côté politique, Yves Jégo a cependant indiqué qu’il avait rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo tout en soulignant : « Je reste pleinement dans la majorité présidentielle et l’UMP »…
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