Ca va mal pour Airbus car après le crash inexpliqué du vol A447 dont on n’a toujours pas retrouvé les boîtes noires qui pourraient expliquer la cause de l’accident, ne voilà-t-il pas que l’Airbus A310 affrété par la compagnie
Air Yemenia, qui a fait aussi l’objet d’un crash, est lui aussi mis en cause ? En effet, des défauts de fabrication auraient été pointés du doigt alors même que cette compagnie fait aussi l’objet de critiques virulentes. L’appareil était vieux de 19 ans et appartenant à la compagnie yéménite, il n’aurait vraisemblablement pas fait l’objet des contrôles d’usage même s’il avait près de 52 000 heures de vol à son actif avec 17 300 trajets ! Dominique Bussereau, décidément fort sollicité ces derniers temps, a indiqué que l’appareil incriminé présentait de nombreux défauts lors d’inspections et qu’il avait « disparu du ciel français »… Comme si le ciel appartenait à quelqu’un !!! Certes, la compagnie Yemenia était surveillée bien que ne faisant pas partie de la liste noire des compagnies aériennes, celle qui consiste à dire qu’une compagnie n’est pas fiable et elles sont nombreuses sur cette terre à évoluer dans les airs ! Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, a aussi indiqué que la compagnie Yemenia était surveillée… Par qui ? Pourquoi ? Dans quel but ? Il a rajouté que la compagnie Yemenia ne faisait voler des avions dans le ciel français qu’à partir du moment où ils étaient « parfaitement conformes aux normes européennes ». Il a ensuite rejeté la faute sur l’aéroport de Saana et sur l’OACI (organisation de l’aviation civile internationale). Reste que des personnes s’étaient réunies à Marseille où vit une grande communauté comorienne, pour faire en sorte que les avions menant aux Comores soient plus sécurisés et cette action ne date pas d’hier…300 personnes s’étaient même rassemblées à Marseille le 11 août 2008 pour réclamer de meilleures conditions de transport… Elles ont évoqué des « compagnies poubelles » invoquant le mauvais état des avions, Airbus ou pas. Les familles restées sur le quai n’ont pas de mots assez durs : « on prend les gens comme des bêtes », « on ne respecte pas les horaires », « on les entasse »… Ils évoquent aussi, ceux qui sont restés à voir décoller leurs proches, des problèmes techniques récurrents malgré des billets hors de prix qui avoisinent les 1 000 euros au départ de Marseille… « Avion cargo déchet » ? L’enquête nous le dira puisqu’il s’est craché non loin des Côtes des Comores et là, on pourra certainement retrouver les boîtes noires sinon ce serait un vrai coup du sort pour Airbus ! Airbus, fleuron de l’aéronautique française !

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