Les différentes places boursières sont à nouveau en pleine dégringolade et selon l’expression américaine consacrée, les cours de bourse ne peuvent pas monter au ciel indéfiniment. Hier, la
bourse de New York s’est à nouveau effondrée à son niveau le plus bas depuis 12 ans, entraînant dans son sillage les bourses asiatiques et européennes dont la bourse de Paris.
Toutes les mesures annoncées par
Barack Obama n’ont donc pas eu le résultat escompté et les craintes l’ont donc emporté malgré le soutien du gouvernement au secteur bancaire et notamment à Citigroup. En clôture, les taux terminaient en baisse de plus de 3 %. Le Dow Jones atteignait 7 114,94 points soit une chute de 3,40 % et le Nasdaq reculait à 1 387,72 % soit un recul de 3,71 %. Le Dow Jones a donc atteint son plus bas niveau depuis mai 1997 et il a perdu la moitié de sa valeur depuis le 11 octobre 2007. Des rumeurs couraient à l’ouverture sur une éventuelle nationalisation des banques, un comble au pays du libéralisme ! (Remarquez, c’est déjà ce que fait l’Allemagne !). Cependant, les opérateurs n’ont pas confiance dans les plans annoncés par le gouvernement américain et ils pensent que la récession est inévitable. Le baril de brut quant à lui, a atteint les 38,06 dollars cédant ainsi 1,59 dollars.
À Tokyo, les choses n’allaient guère mieux et l’indice Nikkei a perdu 1,46 % à 7 268,56 points tandis que le Topix a reculé de 0,68 % à 730,28 points. Là encore, les investisseurs ont ignoré les annonces gouvernementales qui affirmaient prendre des mesures pour soutenir les marchés d’actions.
À Paris, le Cac 40 cédait hier 0,82 % après son recul de vendredi de 4,25 % sur fond de crainte concernant le secteur automobile et financier. Ce matin, le Cac 40 est à nouveau en baisse et se rapproche des 2 700 points. Les valeurs les plus touchées sont ArcelorMittal (- 4,04 % à 15,42 %), Vallourec (- 3,18 % à 71,29 euros), Axa (- 2,12 % à 7,93 euros) et Dexia (- 2,35 % à 1,66 euros). C’est la huitième journée de baisse consécutive à Paris.

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