Vous le savez, les élections européennes, c’est le 7 juin et il n’y a qu’un seul tour. Traditionnellement, ces élections ne déplacent pas les foules et sont considérées souvent comme des votes de protestation contre une politique nationale. L’enjeu est pourtant de taille car les députés européens votent des lois qui sont très appliquées dans chaque pays européen.
Quoi qu’il en soit, les sondages en France donnent l’UMP gagnant. Ils traduisent aussi la montée de l’extrême-gauche et le tassement très inquiétant du parti socialiste.
Philippe de Villiers, Président du Mouvement pour la France », fait aussi parler de lui sur France Info avec un message choc puisqu’il appelle « tous ceux qui ne sont pas contents de l’Europe » à voter pour lui et ses listes. Ainsi, il met en cause le traité de Maastricht et celui de Lisbonne en rejetant le « libre-échangisme » européen.
S’il a réalisé un score de moins de 9 % en 2004, Philippe De Villiers semble être convaincu que les listes « Libertas » pourraient bien être majoritaires à Strasbourg. Allant plus loin encore, il veut « bloquer le système pour le réorienter dans le sens d’une Europe qui ajoutera de manière harmonieuse des protections plutôt que de les mutiler et de les retrancher ». En gros donc… Rétablir la préférence communautaire européenne et rétablir des droits de douane (comme le font d’ailleurs un peu les Etats-Unis dans le commerce mondial).
Rejetant la mondialisation, il en appelle au protectionnisme en affirmant que la mondialisation « a été heureuse pour les traders, les banquiers, les commissaires à pantoufles dorées, les délocalisateurs prédateurs, mais pas pour les plus démunis, notamment les salariés des entreprises délocalisées, les artisans, les commerçants, les petits patrons ».
… Un discours qui semble être frappé du bon sens mais qui est extrêmement démagogique en cette période de crise, voire dangereux même… Car la mondialisation, personne ne peut plus y échapper, et en rétablissant un protectionnisme à tout-va, les partenaires européens (Etats-Unis, Chine, Japon, pays émergeants) pourraient bien s’en trouver offusqués…
Tous les économistes s’accordent à dire que les pays de la zone euro ont été plus protégés que d’autres grâce à la monnaie unique en cette période de crise… Faut-il laisser tomber l’Europe ou œuvrer pour la faire progresser et s’améliorer ? Cela ne se fera pas sans votre vote !

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