Aujourd’hui, l’armée a chargé des manifestants qui bloquaient un carrefour de
Bangkok. Coups de feu en l’air ont riposté aux cocktails Molotov. Cela n’a pas empêché de répertorier environ 74 blessés, 19 étant hospitalisés. Deux civils et deux militaires ont été blessés par balles.
Hier, l’état d’urgence était signifié à Bangkok par le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, les « chemises rouges » intensifiant leurs actions. Les « chemises rouges » sont les partisans de l’ancien Premier ministre exilé Thaksin Shinawatra et ils réclament des élections anticipées. Ils réclament aussi la démission d’Abhisit Vejjajiva.
Le carrefour de Din Daeng est le plus important de la capitale thaïlandaise et il est occupé par les manifestants qui se sont emparés de six autobus pour en bloquer l’accès. À proximité se trouvaient encore ce matin quelque 20 000 « chemises rouges » devant le siège du gouvernement. Ils réclament « une vraie démocratie » depuis trois semaines et la démission du Premier ministre actuel porté, selon eux, au pouvoir en décembre par l’armée qui aurait organisé des défections parlementaires.
Les manifestants s’en sont pris au ministère de l’Intérieur hier et à la voiture du Premier ministre et samedi, le sommet de Pattaya était annulé (qui devait réunir 16 états d’Asie et d’Océanie et certains dirigeants ont dû être transportés ailleurs par hélicoptère).
Durant ce temps, l’ancien Premier ministre Thaksin, un homme d’affaires controversé, encourage le soulèvement contre le gouvernement en prônant la « révolution du peuple » et le coup d’état.
L’état d’urgence à été déclaré. Les ports, aéroports et grands axes sont sous surveillance. L’armée veut rétablir l’ordre « par tous les moyens ».

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