TCL Grève Lyon – Transports en commun lyonnais :
Rien ne va plus dans les transports en commun lyonnais… Le trafic est très perturbé. Aujourd’hui, la ligne A du métro ne va être en fonction qu’entre les arrêts La Soie et Charpennes de 12 h à 18 h tandis que la ligne B sera fermée ainsi que le funiculaire de Fourvière. Les tramways seront eux aussi perturbés avec un service partiel jusqu’à 19 h sur les T1 et T2 tandis que les trois-quarts des bus seront immobilisés au dépôt.
Toutes les organisations syndicales se sont mobilisées avec un préavis de 99 jours… mais chaque jour, les salariés des transports en commun lyonnais seront consultés sur la poursuite du mouvement.
Quelle est la cause de ce mécontentement général ? Il s’agit du projet du nouveau directeur général de Keolis Lyon, Bernard Tabary, qui a annoncé en juin 2008 vouloir tout remettre sur la table concernant les accords et usages en vigueur dans les transports en commun lyonnais. En effet, quelque 300 accords sociaux sont en vigueur actuellement, certains très anciens qui remontent à 1940 ! Le but est donc de faire le grand ménage sans pour autant toucher aux 35 heures, au 13me mois ou aux contrats de travail. Après une première grève en juin 2008 et un an de négociations (43 réunions), la direction a finalement proposé un accord en juillet 2009 sur les salaires et l’organisation du travail. Les syndicats ont alors refusé de signer cet accord qui selon eux, est un « recul social » qui impose plus de flexibilité avec « une économie de 8 millions d’euros par an » pour l’entreprise. Ils ont émis 17 revendications que Keolis trouve « illégales, pas équitables ou déraisonnables ». Ils refusent par exemple de perdre des journées de congés exceptionnels, de diminuer le temps de pause, que les conducteurs soient employés d’une ligne à une autre, le nouveau système de récupération des heures supplémentaires, etc. En outre, les syndicats demandent un 14me mois de salaire.
Pour Kéolis Lyon, cette attitude est de la surenchère qui s’explique par les prochaines élections professionnelles tandis que pour les syndicats, la direction veut réformer l’entreprise avant un appel d’offres pour la délégation de service public.
Les deux parties restent pour l’instant sur leur position, la direction espérant sans doute que les salariés en grève se lassent…
…En attendant, comme à chaque grève dans les transports, ce sont les usagers qui trinquent…
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