Le week-end fut mouvementé pour Strasbourg et Bastia et aujourd’hui, c’est la désolation pour les habitants de ces deux villes.
Strasbourg accueillait le sommet de l’
OTAN et en marge, des casseurs se sont mêlés à des militants pacifistes. Ils ont ainsi dévasté le quartier proche de la frontière. On a noté 49 blessés tandis que 330 personnes étaient interpellées. Un certain nombre d’entre elles vont être jugées en comparution immédiate ce lundi. Ces violences ont fait l’objet de polémiques sur le rôle de la police qui était présente partout ailleurs. Les agents de la force de l’ordre étaient en effet absents du terrain où se déroulaient des violences. Ainsi, les casseurs ont incendié un hôtel, une pharmacie et d’anciens locaux de la douane. Une entreprise a aussi été endommagée ainsi que du mobilier urbain. Selon la préfecture, ceux que l’on nomme « Black blocks » étaient environ 2 000 à tout saccager, en étant encagoulés et armés de barres de fer. Strasbourg compte d’ailleurs demander des explications et des compensations à l’Etat. La population s’est sentie « livrée aux casseurs et non protégée » d’après le sénateur-maire Roland Ries.
À Bastia aussi il faisait chaud. Cette fois c’est une manifestation indépendantiste qui a viré à la violence avec des casseurs qui se sont déchaînés samedi. Huit CRS ont du être hospitalisés et trois sont dans un état grave. Les dégâts sont importants car plusieurs agences bancaires ont été endommagées ainsi que l’ancienne mairie par des cocktails Molotov. Arrivée sur les lieux hier,
Michèle Alliot-Marie a dénoncé la « lâcheté » des casseurs. Nicolas Sarkozy a déclaré : « Ce que je souhaite, c’est que les casseurs soient punis avec la plus extrême sévérité ».

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