Bras de fer, avec la direction, à l’usine Sony de Pontonx-sur-l'Adour, près de Dax. Sony devrait fermer le 17 avril 2009. 311, salariés du groupe Sony, ont espéré jusqu’à la dernière minute, la reprise de l’usine et un plan social plus avantageux, que celui proposé par la direction. Ils ont décidé de se mettre en grève et de bloquer les accès de l'usine avec des troncs d'arbres. Celà après la venue du PDG, qui a annoncé les mesures définitives de licenciements, qui seraient accordées, les salariés ont décidé de faire grève et de séquestrer leur patron !.
Depuis, jeudi soir, le PDG, de
Sony France, Serge Foucher, est séquestré par les salariés de l’usine de Pontonx-sur-l'Adour, dans le département des Landes, cette usine, fabrique depuis 1984, des bandes magnétiques vidéos.
L’usine Sony, va fermer et il a été proposé par la direction des indemnités de licenciement, dont le montant n’a pas satisfait le personnel licencié.
D’après les dires d’un délégué syndical CGT de l'usine Sony, que je cite « M. Foucher a fait constater par huissier qu'on ne le laissait pas partir et l'huissier nous a signifié qu'il allait falloir faire appel aux forces de l'ordre », « Il ne veut pas nous entendre, on n'a pas trouvé d'autre solution » !
Vendredi matin, 13.3.2009, il y aurait 40 salariés, sur le site, mais malgré la séquestration du directeur, l’ambiance resterait bonne. Le délégué syndical, s’est exprimé, je le cite «On nous a proposé ce matin de faire sortir de l'usine M. Foucher, pour rencontrer en
préfecture le préfet avec les salariés mais les salariés ont refusé. C'est finalement le sous-préfet qui doit venir. Pour l'instant, il s'entretient avec le préfet à Mont-de-Marsan ». Il n'y aurait aucune force de police sur place.
Que veulent les grévistes ? Les salariés de Sony, rejettent le montant des indemnisations qui leur ont été proposées, en effet, ils estiment ces indemnisations inférieures au montant qui avait été proposé à d'autres salariés du groupe Sony, lors des précédents plans sociaux, notamment en Alsace, sur le site de Ribeauvillé dans le département du Haut-Rhin, il y a un peu plus d’1 an. Les salariés au nombre de 311, jugent que les aides à la reconversion et à la mobilité sont également inférieures aux aides accordées par le passé.