Mercredi, dans un communiqué, la
Société Générale a annoncé que le conseil d’administration avait voté le 9 mars des dizaines de milliers de stock-options à ses dirigeants. Ainsi, le Président de la Société Générale se voit attribuer 70 000 stock-options, le Directeur Général Frédéric Oudéa va recevoir 150 000 stock-options, et deux directeurs généraux délégués, Didier Alix et Séverin Cabannes, vont recevoir 50 000 stock-options chacun.
Rappelons que ces options ne pourront être exercées qu’après trois ans et que les actions issues de la levée de ces options ne peuvent être vendues avant quatre ans. Le prix d’exercice de ces options est de 24,45 euros selon la moyenne des 50 dernières séances de bourse.
Selon la Société Générale, ces options sont également soumises à des conditions de performance selon le code de gouvernance de l’AFEP et du
MEDEF. Ce plan est dans le cadre des résolutions votées le 27 mai 2008 lors de l’assemblée générale des actionnaires. Si, en 2012, la performance de la Société Générale se trouve « dans la médiane de ses pairs » (panel des 14 plus importantes capitalisations boursières de l’Espace économique européen et de Suisse), la moitié sera perdue. Si la performance est inférieure de 15 points, les options seront perdues. Par contre, si la performance est supérieure de 15 points, les options seront acquises.
Ces stock-options représentent 0,06 % du capital de la Société Générale selon le communiqué de la banque.
Ce communiqué a provoqué la colère de
Bernard Thibault, Secrétaire général de la
CGT : « Les dirigeants de la Société Générale se permettent en ce moment de s’attribuer des bonus considérables. Il y a déjà de l’iniquité aujourd’hui, à la fois dans les politiques publiques, mais aussi dans le comportement des entreprises. Voilà encore un autre exemple »…

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