Simone Veil, personnalité politique préférée des Français, a été élue à l’
Académie française à la place de Pierre Messmer, décédé en août 2007.
À 81 ans, Simone Veil a été élue au premier tour de scrutin avec 22 voix sur 29. Une grande majorité donc pour Simone Veil qui s’est battue pour légaliser l’avortement en France en 1975.
Simone Veil fait désormais partie des « Immortels » et c’est la reconnaissance d’un long parcours militant issu, sans doute, des souffrances endurées par la jeune fille juive de 16 ans qui fut déportée à Auschwitz.
Son rôle politique a débuté en 1974 en tant que Ministre de la Santé du gouvernement du Président
Valéry Giscard d’Estaing et les anciens se souviennent des longs débats à l’Assemblée nationale concernant le droit à l’avortement, débats qu’elle a menés avec courage et sous les sifflets de ces messieurs les députés, bien trop majoritaires et obtus à l’époque.
Simone Veil, c’est aussi la première présidente du Parlement européen de 1979 à 1982, la Ministre des Affaires sociales du
gouvernement Balladur de 1993 à 1995 et enfin, l’une des membres du Conseil constitutionnel de 1998 à 2007.
Simone Veil a publié une autobiographie, « Une Vie », l’année dernière, qui fut un très grand succès de librairie.
De nombreuses personnalités de droite et de gauche ont salué cette élection avec respect.
Evidemment, l’association très minoritaire « Laissez-les-Vivre » s’est insurgée et a manifesté son mécontentement près de l’Académie française, l’Académie des Sages qui compte des écrivains, des scientifiques et des hommes d’Etat.
Première femme nommée au conseil de la magistrature, première femme Ministre d’Etat, première Présidente du Parlement européen, Simone Veil située plutôt au centre droit, a toujours écouté sa conscience pour défendre les causes qu’elle croyait justes, et ce, en toute indépendance.
La rescapée des camps de la mort est devenue immortelle.