Décidément, les journaux italiens sont vraiment friands des aventures de Silvio Berlusconi et les journaux étrangers aussi d’ailleurs ! En effet, le « Corriere della Sera » et « La Stampa » viennent de publier d’autres informations croustillantes sur la vie dissolue du Président du Conseil italien. Une trentaine de jeunes femmes, très jolies et pas très farouches auraient ainsi donné du bon temps à Silvio Berlusconi dans une de ses propriétés. Venant du milieu de la mode ou du spectacle, ou simplement « escort girls », elles lui ont toutes été présentées par l’homme d’affaires Gianpaolo Tarantini. Certaines étaient donc rétribuées.
Tarantini n’est pas un homme d’affaires très net puisqu’il a été interrogé par des juges et inculpé pour « incitation à la prostitution, corruption et trafic de cocaïne » et dans un interrogatoire en date du 29 juillet, il a raconté avec force détails comment il organisait ces « rencontres » lors de 18 réceptions données entre septembre 2008 et fin janvier 2009 dans le palais Grazioli à Rome, résidence de Berlusconi, ou en Sardaigne et en Toscane.
Si l’homme d’affaires véreux les présentait comme des « amies » pour se faire bien voir, parfois il les payait lui-même mais « Le Président du Conseil n’en a jamais rien su » a-t-il déclaré… Evidemment ! Comment un Casanova comme Berlusconi aurait-il pu payer une femme pour des petites gâteries !!! Tarantini n’a rien voulu cacher car il a avoué leur payer des billets d’avion et les payer parfois 1 000 euros la nuit pour « des prestations sexuelles ». Il fournissait aussi certaines d’entre elles en cocaïne…. En contrepartie de ces précieux services, Tarantini attendait certaines faveurs de Berlusconi comme certains contrats : il avait ainsi rencontré par exemple le chef de la protection civile sans pour autant avoir recueilli un contrat particulier…
Mais Tarantini ne s’occupait pas que de Berlusconi… Certains services étaient aussi donnés à des dirigeants locaux de la région de Bari du parti démocrate, parti d’opposition… Ainsi, Sandro Frisullo, aurait bénéficié d’un appartement pour recevoir une dénommée Maria Teresa De Nicolo, une call girl qui a reçu 500 euros par prestation. Sandro Frisullo était le vice-président de la région et ce petit arrangement entre amis a permis à l’homme d’affaire de vendre des équipements à certains hôpitaux… Mettant tout sur la table, Tarantini a également reconnu avoir financé un dîner électoral à Bari avec les membres du parti démocrate dont Massimo D’Alema, Président du parti d’opposition…
Les affaires sexuelles de Silvio Berlusconi n’en finissent pas de faire des vagues et 15 fonctionnaires de la santé sont désormais accusés « d’association criminelle et de corruption ».

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