Ségolène Royal a le don d’énerver les gens de droite avec ses petites phrases assassines et ses comportements. Elle était en Guadeloupe, elle comprend la révolte des ouvriers qui séquestrent des patrons et cette fois, elle demande « pardon » au continent africain pour les propos malheureux de
Nicolas Sarkozy lors de son voyage en 2007.
Car cette phrase n’était pas passée inaperçue et avait soulevé un tollé en Afrique : « Le drame de l’Afrique est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ».
Ségolène Royal, hier, a estimé que « ces paroles humiliantes n’engagent ni la France ni les Français » et elle a demandé « Pardon ». L’ex-candidate à l’élection présidentielle était en voyage au Sénégal, comme elle l’avait promis, et elle amenait avec elle un camion réfrigéré pour la population d’un village.
Immédiatement, plusieurs membres du gouvernement et de la majorité ont réagi évoquant « de la démagogie », « de l’instrumentalisation de la situation ». Certains sont même allés plus loin comme Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération qui a jugé ces déclarations « choquantes, irresponsables et antidémocratiques ». Rama Yade ne croit pas en « la sincérité de Mme Royal ».
Bernard Kouchner a été plus nuancé en reconnaissant que le discours de Nicolas Sarkozy était « sans doute maladroit mais que cela ne signifiait ni racisme, ni jugement péjoratif. Ségolène Royal découvre ça. Elle a été un peu lente ». Nadine Morano évoque « une démagogie systématique, un antisarkozysme primaire, un antisarkozysme hystérique ». Frédéric Lefebre, porte-parole de l’UMP a dénoncé des « attaques infantiles (…) De Chine à Dakar, en passant par Washington, Mme Royal ridiculise notre pays par son attitude et ses sorties iconoclastes ».
Appui au contraire de Benoît Hamon, porte-parole du PS « elle a eu raison de le faire (…) Je ne vois pas pourquoi on va lui chercher querelle là-dessus ».
Toujours est-il que les propos de Ségolène Royal n’ont pas eu de mauvais écho au Sénégal ni dans la presse africaine. Durant son intervention, Ségolène Royal a décrit aussi les méfaits de la mondialisation libérale et a appelé à une aide au développement « qui ne soit plus une version moderne de la charité ». Elle a aussi critiqué le G20 et les accords de partenariat économique « qui sont perçus, non comme une aide, mais comme un rapport de forces ». Elle a aussi demandé « pardon pour le passé » en évoquant l’esclavage et la colonisation et c’est à cette occasion qu’elle s’en est pris au discours de Nicolas Sarkozy qui en avait choqué plus d’un, à l’époque…

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