Les ouvriers d’
Arcelor-Mittal n’étaient pas du tout content début octobre de la visite en Moselle de Nicolas Sarkozy, lui qui avait promis en février 2008 de ne pas les laisser tomber et de revenir les voir…
Surprise, surprise !
Nicolas Sarkozy a décidé ce matin de se rendre à Gandrange étant donné qu’il avait un trou dans son agenda…
Ainsi, la députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti, a-t-elle appris la présence imminente du Chef de l’état au début d’une réunion technique avec le Préfet concernant le site d’Arcelor-Mittal… La personne attendue était un conseiller de Nicolas Sarkozy mais finalement, celui-ci a désiré se rendre lui-même sur place…
Ce fut la surprise générale et l’affolement à la mairie qui n’avait rien préparé pour accueillir le Président de la République. Sur place, ce fut donc la panique pour organiser sa venue et le service d’ordre… Les journalistes étaient aussi prévenus à la dernière minute, France 3, le Républicain Lorrain et L’Est Républicain ont dû faire des pieds et des mains pour arriver à l’heure… Après Gandrange à 15 h, Nicolas Sarkozy s’est rendu à Metz où le maire l’attendait vers 16 h 45 après un petit crochet au Centre Georges Pompidou de la ville de Metz.
Bon, et pour Gandrange alors ? Qu’a annoncé de neuf Nicolas Sarkozy ? Selon des élus socialistes, Nicolas Sarkozy a annoncé des investissements pour 20,5 millions d’euros ainsi que la création d’une centaine d’emplois en Moselle. Dans cette manne, 16 millions d’euros seraient consacrés à la fabrication de portes coupe-feu et à la création d’un atelier de coupe et de cintrage tandis que 4,5 millions devraient être investis sur le train à billettes.
Voilà… Nicolas Sarkozy a tenu sa promesse, celle de venir à Gandrange avant les élections régionales.
Cela dit, du côté des syndicats, ce n’était pas la joie car ils auraient aimé l’organisation d’un débat. Selon Edouard Martin, de la
CFDT : « Il craignait peut-être une réception beaucoup moins joviale… Une semaine après, il vient en catimini… ». Quant à Aurélie Filippetti, elle a déclaré qu’il s’agissait d’une « astuce politique pour se sortir d’une situation dont il a compris la semaine dernière qu’elle nuisait gravement à sa crédibilité politique ».

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