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Tous les journaux font leur Une sur le discours de Nicolas Sarkozy à Versailles hier face au Parlement. En majorité, ils évoquent la politique exprimée et l’emprunt décidé par le Chef de l’Etat. Outre-Atlantique pourtant, ce qui retient surtout l’attention, c’est la position du Président de la République française sur la burqa. Ainsi, il a déclaré : « Le problème de la burqa n’est pas un problème religieux, c’est un problème de liberté, de dignité de la femme. Ce n’est pas un signe religieux, c’est un signe d’asservissement, c’est un signe d’abaissement. Je veux le dire solennellement, elle ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République » en évoquant ensuite un débat au parlement. Il a par ailleurs affirmé que « dans la République, la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions ». Il a été soutenu en cela par le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur qui a jugé ces déclarations « cohérentes avec l’esprit laïque et républicain » et par Mohammed Moussaoui, Conseil français du culte musulman qui a apprécié le fait que l’Islam doit être autant pris en compte que les autres religions. Ce débat sur la burqa a été lancé par André Gerin, député-maire communiste de Vénissieux qui croit que le port du voile intégral « n’est pas un problème marginal »…
Reste que ces propos sont en contradiction avec ceux prononcés par Barack Obama qui pense que les femmes peuvent s’habiller comme elles le veulent. Surtout, ce débat sur les femmes voilées ressurgit toujours tous les trois ou quatre ans dans un pays ou dans un autre, au moment d’élections… Comme pour attirer l’attention du public sur un problème précis afin de les éloigner des autres, de bien plus grande ampleur…