Après François Fillon, premier ministre, c’est
Nicolas Sarkozy, qui l’affirme, le gouvernement ne mettra pas la main au porte-monnaie, comme il l’avait dit après la précédente grève, du 29 janvier 2009.
Il y a déjà eu des mesures ! le versement d'une prime de solidarité de 200 euros, pour 3,8 millions de personnes, une revalorisation de 7 % du minimum vieillesse et un allègement d'impôt en 2009, pour 4 millions de ménages. Selon le chef de l’Etat, ces mesures, devraient s'élever à 2,6 milliards d'euros, et elles constitueraient une vraie réponse aux attentes et aux inquiétudes des Français.
François Fillon pour sa part, avait dit vendredi, je le cite « Il faut laisser le temps aux mesures d'entrer en vigueur. Les choses n'ont pas foncièrement changé depuis le sommet social, et notre plan de relance est d'une ampleur comparable à celle des autres pays européens ».
Benoît Hamon, le porte-parole du PS, qui s’est exprimé aujourd’hui, estime quant à lui, que les revendications des salariés allaient « se durcir », jeudi à l'occasion de la journée de mobilisation à l'appel des syndicats, parce que, selon lui, « plus le temps passe, plus c'est l'impasse ». Il a rajouté que « Plus on laisse ce pays sans véritable plan de relance et de soutien au pouvoir d'achat et aux salaires, plus la situation s'aggrave et plus il est difficile d'y répondre pour les pouvoirs publics ».
Monsieur Hamon dit en substance : La radicalisation du discours des salariés est « réelle et préoccupante », « il peut y avoir » des éruptions de violence et le « seul responsable à ça » est Monsieur Sarkozy. « Il n'y a pas plus de président de l'emploi que de président du pouvoir d'achat ». Il juge « normal que ça monte ».
A Matignon, on dit que ni Nicolas Sarkozy ni François Fillon ne devraient s'exprimer jeudi soir, sur ce mouvement de grève, en soulignant que le chef du gouvernement sera à
Bruxelles, pour le
Conseil européen aux côtés du Président de la République.