C’est lors de la journée anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme que
Nicolas Sarkozy s’est exprimé à propos du dictateur Mugabe, Président du Zimbabwe (après des élections truquées), pays du sud de l’Afrique.
Le Zimbabwe était jadis une terre agricole prospère mais la politique corrompue en a fait un territoire où l’opposition est bâillonnée et où le
taux de chômage approche les 80 % tandis que le taux d’inflation annuel atteint le chiffre astronomique de plus de 100 000 % ! Conséquence, les populations se déplacent et l’on note de plus en plus de cas de choléra.
C’est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy a déclaré que « Le Zimbabwe a suffisamment souffert. Toutes les discussions ont été engagées mais il est un moment où, quand un dictateur ne veut pas entendre, ne veut pas comprendre, les chefs d’Etat et de gouvernement doivent cesser de discuter (…) Il doit partir ».
Du côté des Européens, même son de cloche. Le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana désire une « pression maximale » pour obliger Robert Mugabe à démissionner.
La Grande-Bretagne, ancien colonisateur du Zimbabwe, avait boycotté le sommet UE-Afrique en 2007 en raison de la présence de Mugabe.
Les sanctions européennes vont donc tomber avec l’interdiction d’entrer dans l’Union de personnalités zimbabwéennes (Robert Mugabe est déjà personnage non grata).
À l’ONU, Kofi Annan a accusé Mugabe d’être dans l’incapacité de résoudre l’
épidémie de choléra qui a déjà fait environ 600 morts dans le pays.
Affaire à suivre.

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