Jacqueline Eustache-Brinio, 53 ans,
UMP, est maire de Saint-Gratien, petite ville de 20 000 habitants du Val d’Oise. Elle est aussi conseillère régionale et est connue pour sa politique de lutte contre la délinquance.
Or, l’élue a été agressée vendredi soir vers 20 h 15. Elle sortait du centre culturel Camille-Claudel où elle avait assisté à une pièce de théâtre, dans le quartier des Raguenets, un quartier sensible de la cité. Alors qu’elle se dirigeait vers son véhicule dans ce quartier connu pour être le lieu d’un trafic de stupéfiants, un homme l’a projetée par terre, surgissant par derrière puis il l’a frappée à la nuque.
La maire, blessée à un genou et à une main et ayant très mal au cou, a pu être transférée au centre hospitalier d’Argenteuil d’où elle est ressortie la nuit-même.
D’après elle, il ne s’agit pas d’une tentative de vol puisque l’individu a pris la fuite sans rien lui dérober mais plutôt d’une tentative d’intimidation. Jacqueline Eustache-Brinio a en effet toujours affiché une politique volontariste de lutte contre la délinquance et le trafic de drogue : « J’ai toujours dit que je ne laisserais pas des trafiquants s’approprier le territoire. Depuis un mois, les habitants ont peur. Je suis donc montée au front. Ils m’ont fait payer mon engagement ». Depuis un mois en effet, la police est plus présente sur les lieux où les agressions se multiplient.
Michèle Allio-Marie, ministre de l’Intérieur, l’a assurée de son soutien et la maire va porter plainte, affirmant qu’elle n’avait jamais connu une violence pareille. Elle a déclaré : « Je suis sûre que c’est le maire, en plus une femme, qui était visé. Mon agresseur n’a même pas touché à mon sac à main. Tout le monde me connaît dans ce quartier où j’ai habité autrefois. Ces jeunes n’acceptent pas qu’on les dérange ».

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