Sabotages à la SNCF
Voilà qui risque de relancer l’affaire Julien Coupat qui est toujours en prison car soupçonné d’actes de malveillance à l’égard de
la SNCF alors que tous ses compagnons ont été libérés.
Le 12 mai dernier, le comité de soutien à Julien Coupat demandait sa remise en liberté, requête rejetée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Rappelons que ce dernier est incarcéré depuis le 15 novembre 2008 pour « direction d’une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste ». Il reste donc soupçonné de dégradations ayant perturbé le trafic TGV en octobre et novembre 2008.
Affaire Julien Coupat et SNCF
Ses avocats ont toujours plaidé qu’il n’y avait absolument rien dans le dossier justifiant son maintien en détention, ce que niait le Ministère de l’Intérieur.
Dans le cadre de cette enquête, trois personnes ont été interpellées lundi près de Rouen. Leur garde à vue a été prolongée ce jour pour 48 heures. Elles sont interrogées par la sous-direction antiterroriste car elles sont considérées comme des « proches présumés » de Julien Coupat. Il s’agit de deux hommes et d’une femme âgés de 25 et 26 ans.
Julien Coupat garde à vue
D’après les enquêteurs, ces trois personnes se seraient trouvées à Thessalonique en Grèce en septembre 2008, justement à l’époque où Julien Coupat était sur place pour peut-être nouer des contacts avec des militants allemands d’extrême gauche.
Comme il s’agit d’une affaire présumée de terrorisme, la garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures.

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.