Accident SNCF
Mercredi, une grosse pagaille a eu lieu sur les
lignes de la SNCF entre Paris et le Sud-Ouest. 30 000 passagers étaient bloqués à quai et l’on comptait des heures d’attente dans les gares. En cause un accident entre deux trains de fret en Charente sur la ligne Paris-Bordeaux. L’un des trains était allemand, affrété par une entreprise privée, l’autre français.
Accident SNCF et polémique
Une polémique vient de voir le jour sur les raisons de cet accident. Les syndicats mettent en cause la nouvelle concurrence et la libéralisation du fret qui a eu lieu en 2006. En effet, une partie de la cargaison était mal arrimée et elle est tombée sur l’autre voie, ce qui a provoqué le déraillement d’un train. Selon Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots : « Depuis l’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire, il y a une recrudescence d’incidents établis et d’accidents évités qui mettent en cause la plupart du temps des opérateurs privés ». Il a demandé la création d’une autorité de surveillance : « Il y a lieu de mettre en place le gendarme du rail : des structures de contrôle sous l’autorité et la responsabilité des pouvoirs publics avec des moyens pour permettre de vérifier le temps de travail, le niveau de formation, et les conditions de sécurité et d’exploitation du réseau ». Même son de cloche chez Sud rail qui met en cause une sécurité des circulations qui se dégrade.
Accident SNCF et Dominique Bussereau
De son côté, Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, a estimé sur Europe 1, qu’il n’y avait « aucun manquement à la sécurité », affirmant que « la privatisation et les incidents n’ont rien à voir ». Contredisant les affirmations des syndicats, il a fait valoir que les chiffres d’incidents depuis la libéralisation du fret étaient exactement les mêmes.
Tournure politique pour l'accident SNCF
L’affaire a pris une tournure politique avec le Parti socialiste qui souhaite que « l’enquête permette de déterminer si cet accident est lié ou non à des failles de sécurité liées à la présence d’opérateurs privés ». Quant à Olivier Becancenot, il a carrément demandé d’arrêter toutes les mesures de libéralisation et de privatisation.
Évidemment, l’affaire aurait pris une toute autre ampleur si l’accident s’était produit entre deux trains transportant des passagers mais à l’évidence, pour le moment, il ne s’agit que d’un problème d’arrimage… Attendons donc les résultats de l’enquête !

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