Alors que l’ex-candidate socialiste aux élections présidentielles avait clairement affiché son refus que sa vie privée soit étalée dans les journaux, elle avait porté plainte contre
Paris Match pour des photos volées avec son nouveau compagnon dans les rues de Marbella en Espagne. Le magazine a été condamné à verser 16 000 euros d’indemnités à la leader socialiste malgré les 50 000 euros demandés. Le tribunal avait minimisé la somme en jugeant que « l’étendue du préjudice invoqué doit toutefois être également apprécié à la mesure de la discrétion relative dont
Ségolène Royal a entendu s’entourer depuis de nombreuses années ». Le tribunal a en effet évoqué la parution de deux ouvrages et la communication de Ségolène Royal sur ses enfants et sur sa vie familiale lors de la dernière campagne présidentielle.
C’est maintenant le magazine « Voici » qui étale la vie privée de Ségolène Royal avec des « photos exclusives ». Malgré les procès et les indemnités, les magazines people n’hésitent pas à publier des photos volées pour augmenter leurs ventes. Déjà le 12 mars, « Voici » avait été condamné par le tribunal de Nanterre, ainsi que « Closer » et « France Dimanche » qui avaient laissé sous-entendre une relation de Ségolène Royal avec Bruno Gaccio, l’ex-auteur des Guignols sur Canal Plus.
Rappelons que l’article 9 du Code civil fait en sorte que chaque Français peut décider lui-même de ce qu’il veut ou pas exposer au public de sa vie mais que bon nombre de journaux people se moquent royalement de cet article de loi, préférant payer une amende pour des scoops attirant des lecteurs et des annonceurs.

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