Dans le livre « Femme debout » à paraître le 5 février publié chez Denoël, dont le
Nouvel Observateur publie quelques feuilles,
Ségolène Royal déclare vouloir « tourner la page et prendre un nouveau départ ».
Ce livre évoque son enfance, ses blessures, certaines contradictions, son parcours politique et elle égratigne non seulement son camp mais aussi bien sûr Nicolas Sarkozy.
Ce qui se veut être un « livre-vérité » n’épargne personne. Elle continue d’ailleurs de prétendre qu’elle était « majoritaire » lors du congrès de Reims en évoquant un « sectarisme » et un « aveuglement » ainsi que le désir de l’éliminer de la course à la tête du parti.
Ce livre qui comprend 288 pages est parsemé de petites phrases assassines.
Nicolas Sarkozy, selon elle, n’a « pas de hauteur, d’allure, d’élan, de fair-play (…) Sa force vitale est impressionnante mais c’est vraiment un m’as-tu-vu (…) un petit gamin heureux d’être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège… ».
Le PS n’est pas épargné :
Martine Aubry : « Elle me regarde toujours comme quand j’étais sa sous-ministre ». Jospin : « un très grand Premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers mais devient irrationnel sur le parti ». Fabius : « brillant, c’est probablement l’un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès ».
Lang : « Je ne supporte pas les manipulateurs et les geignards ».
Rocard : « l’homme merveilleux, le seul homme au monde capable de demander à une candidate de se retirer de la compétition ».
… Bref, encore un livre qui va certainement faire du bruit et calmer le jeu chez les socialistes !

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