Après plusieurs jours d’incertitude, le porte-parole du PS
Julien Dray a indiqué à l’Associated Presse que
Ségolène Royal allait briguer la
tête du Parti Socialiste. « D’après mes informations, c’est vrai » a-t-il déclaré. Un autre proche de Ségolène Royal l’a également confirmé.
Voilà le faux suspens enfin levé. En effet, la motion qu’elle soutenait, n’avait pas encore de chef de file avéré et pourtant, il était « légitime » qu’elle se porte candidate, sa motion étant arrivée en tête des suffrages chez les adhérents, n’en déplaise au favori
Bertrand Delanoë, favori peut-être uniquement dans les milieux parisiens ou dans les médias…
C’est chose faite. La foire d’empoigne va pouvoir continuer au Parti socialiste très préoccupé par la guerre des Chefs, ce qui n’est pas du goût des militants ni des électeurs à l’élection présidentielle. Le « Tout sauf Royal » va pouvoir encore s’exprimer au grand jour au grand dam des citoyens de base qui aimeraient que le contre-pouvoir s’exprime, non en fonction des petits Chefs, mais en fonction des besoins réels de la population et particulièrement des personnes précaires.
Mais, comme tout n’est jamais simple au PS, il faut savoir que le score des motions est proportionnel à la direction du PS mais, comme la motion défendue par Ségolène Royal, n’est pas majoritaire, il lui faut des alliances pour établir une synthèse indispensable pour avoir une majorité… Une couleuvre difficile à avaler pour les « Anti-Royal ».
À l’issue de cette synthèse, les prétendants au poste du Chef du parti feront enregistrer leur candidature.
Il faut aussi savoir que la désignation du Premier Secrétaire du PS est indépendante du congrès car le Chef du parti est désigné par un vote de tous les militants, quatre jours après le Congrès de Reims qui se tiendra du 14 au 16 novembre, cette désignation par vote doit avoir lieu le 20 novembre.
C’est seulement à cette date que l’on connaîtra le nom du nouveau Premier Secrétaire du Parti Socialiste.
En attendant, la guerre des Chefs va reprendre de plus belle dans une période où celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec la
politique de Nicolas Sarkozy, ont de plus en plus de mal à se faire entendre, à part à l’extrême-gauche…