Déjà, plus d’une fois, le trust américain Monsanto qui produit des
OGM, des pesticides et en l’occurrence, le désherbant Roundup avait défrayé la chronique, au sujet de la dangerosité de ses produits chimiques. Le Roundup, qui est le désherbant le plus vendu au monde, fait l’objet de suspicions sur la santé des humains. Dans une récente étude parue, en fin d’année 2008, dans la revue « Chemical Research in Toxicology », Gilles-Eric Séralini, un professeur de biologie moléculaire et sa collègue Nora Benachour, biochimiste à l’Université de Caen, donnent du crédit à ces soupçons. En effet, le Roundup sur lequel ont travaillé les chercheurs, sur des cellules néonatales, issues du sang de cordon ombilical et des cellules placentaires et de rein d'embryon, affirment que ce désherbant est toxique, même à des doses infinitésimales. Ces scientifiques indiquent que, la mort des cellules exposées intervenait dans les 24 heures, à des concentrations que les auteurs de l'étude jugent représentatives des résidus subsistant dans les récoltes après utilisation du Roundup. Les chercheurs ont constaté que les effets toxiques, les plus marqués ne venaient pas du glyphosate, utilisé comme défoliant, ce dernier est un acide organique faible, analogue d'un acide aminé naturel, la glycine, doté d'un groupement phosphonate, mais d'autres composés qui entrent dans la formulation du produit. C'est le POEA qui a eu l'impact le plus marqué. En résumé, « les effets délétères ne sont pas proportionnels aux concentrations en glyphosate, mais dépendent plutôt de la nature des adjuvants ». Le même phénomène avait été observé en 2005 par Rick Relyea de l’université de Pittsburg qui avait démontré que les POEA augmentaient l'impact de l'herbicide, sur des populations d'amphibiens. Travaillant sur l'oursin, Robert Bellé de la Station biologique de Roscoff était parvenu, quant à lui, à des conclusions similaires, il disait je le cite « L'une des nouveautés intéressantes de l'article, c'est de constater que l'AMPA, dont la concentration augmente dans les eaux des rivières, est lui aussi actif ».
Interrogé par l'AFP, Monsanto France, entreprise qui est basée à Bron dans le département du Rhône, a répondu, via un communiqué, que « Roundup », n'a pas été conçu pour autre chose que désherber. Les travaux régulièrement effectués par G-E. Séralini sur Roundup (...) constituent un détournement systématique de l'usage normal du produit dans le but de le dénigrer et ce, alors qu'il a fait la preuve de sa sécurité sanitaire depuis 35 ans dans le monde ».
A cela Monsieur Séralini, dit « En 2005 nous avions déjà prouvé cette toxicité, mais pas à des doses infinitésimales ».
Il serait peut être indispensable désormais, que les pouvoirs publics, se penchent réellement sur le problème de tous les désherbants commercialisés en France ! d’une part, au point de vue de l’écologie et d’autre part, sur l'impact de la santé des êtres humains. D’autre part, les agriculteurs et les jardiniers pourraient peut être aussi, utiliser des désherbants naturels et écologiques et pour les petites surfaces, désherber à la main. Comment faisaient nos anciens ? le Roundup, n’existait pas ! Il y va de la survie de la planète ! Tous ces produits chimiques, vont finir par anéantir le monde ! il faut en prendre conscience au plus vite.