On attendait sa déclaration au sujet de la « réprimande » du Juge Burgaud par ses pairs et sur la participation de Xavier Chauvigné au Conseil supérieur de la magistrature qui a « sanctionné » le juge d’instruction, alors même qu’il avait statué dans l’affaire d’Outreau.
Eh bien Rachida Dati a laissé entendre hier, qu’elle n’était pas favorable à la remise en cause du jugement émis par le CSM. Rappelons que Xavier Chauvigné faisait partie de l’une des chambres d’instruction de la cour d’appel de Douai qui a notamment statué sur les différentes demandes de l’abbé Dominique WIel, un an après le départ du juge Burgaud…. Comment le CSM ne pouvait-il pas être au courant ? C’est un mystère ! Le président du CSM, Vincent Lamanda, aurait appris avec « stupéfaction » que Monsieur Chauvigné était en charge de ces fonctions en 2003 et l’a convoqué.
Sur France Info, la Garde des Sceaux a déclaré : « Il y a eu une décision qui a été prise par le Conseil supérieur de la magistrature et Monsieur Chauvigné est membre du CSM. Que je sache, lorsqu’il y a eu des débats, personne ne l’a mis en cause. Donc, évitons des mises en causes un peu gratuites ». Elle a ensuite argué que Xavier Chauvigné n’avait pas siégé en même temps que Fabrice Burgaud dans l’affaire d’Outreau. Elle a conclu « On verra mais aujourd’hui la décision n’est pas entachée d’illégalité ».
Les avocats de Fabrice Burgaud, pour qui la question de la détention est cruciale dans ce dossier, entendent pourtant se prévaloir de cette situation plus qu’incongrue pour demander l’annulation de la « sanction » de leur client devant le Conseil d’Etat.

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