Des rumeurs vont bon train… Rachida Dati voudrait devenir maire de Paris… Maire du VIIe arrondissement, celle qui ne sera bientôt plus ministre de la Justice aurait confié à ses proches qu’elle se verrait bien dans le fauteuil de Bertrand Delanoë en… 2014 ! D’ici là, de l’eau aura coulé sous les ponts quand même ! Cinq ans, elle vise loin Rachida Dati ! Il faut dire qu’être deuxième sur la liste
UMP des européennes en Ile-de-France derrière Michel Barnier n’a pas de quoi enchanter l’actuelle
Garde des Sceaux dont la réussite éclair n’aura échappé à personne. Finalement on s’aperçoit que rien ne change chez les Politiques alors que le pays est en pleine crise et que les Français manifestent en nombre… L’ambition, les postes, les titres semblent demeurer leurs principales préoccupations ! Cela semble un peu invraisemblable quand même !
La question qui doit être posée, même si elle l’est beaucoup trop tôt, ce n’est pas si Radida Dati espère se voir à la première marche du palais après sa disgrâce mais si elle a les compétences requises pour devenir maire de Paris ? D’une part, on peut déjà se dire que si jamais Rachida Dati était élue maire de Paris, elle obéirait en tous points, comme elle l’a toujours fait, aux désirs de
Nicolas Sarkozy en mettant au point illico-presto et peut-être sans concertation, comme il le lui a été souvent reproché par les magistrats dans son actuel poste, le projet Grand-Paris.
Ensuite, Radida Dati a-t-elle une expérience particulière en matière d’élu local ou en matière économique ? C’est quand même incroyable que personne ne se pose la question ! Petit résumé de son expérience la matière : Rachida Dati a été en 1987 chargée d’étude stagiaire auprès de la direction comptabilité-finance d’Elf Aquitaine grâce à Albin Chalandon puis elle est entrée à la direction de l’audit de Matra Communication grâce à Jean-Luc Lagardère. Elle passe un an à la Berd à Londres près de Jacques Attali… Autant dire qu’elle sait forcer les portes et se forger un carnet d’adresses ! Elle est contrôleuse de gestion et secrétaire générale du bureau d’études du développement urbain à la Lyonnaise des eaux en 1994. Outre son parcours pas très florissant quand même dans ses études de droit (maîtrise mention passable en droit public en 1996, admission sur titre à l’Ecole nationale de la magistrature, classée 116me sur 154 de la promotion 1997), elle va être aussi directeur général adjoint au conseil général des Hauts-de-Seine, chargée des marchés publics de 2004 à 2005. Côté économie encore, elle sera conseillère technique du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, des finances et de l’Industrie…. Bref… C’est un peu court comme expérience pour prétendre à gérer les affaires d’une ville aussi importante que Paris ! D’autant plus qu’elle n’a jamais été conseillère municipale, conseillère générale, conseillère régionale, ni maire d’aucune ville, la plus petite soit-elle…
Actuellement, Rachida Dati multiplierait les interventions durant les Conseils de Paris, sans doute pour montrer qu’elle est bel et bien présente quelque part puisque plus personne ne parle d’elle à part pour échafauder des plans sur la comète sur le père de son bébé, ce dont les Français se moquent royalement... Un conseiller de Paris rapporte « Ce n’est pas un hasard si lors des deux derniers Conseils, elle est intervenue. Elle a choisi des sujets de premier plan pour s’opposer à la politique de la municipalité en place ». (le projet du Grand Paris et le budget de la ville). Pour son conseiller, Pierre-Yves Bournazel : « Elle doit faire cela échelon par échelon. Première étape : les européennes. Cela va lui permettre de voir les élus, les associations et les acteurs locaux ». Cela dit, à l’UMP, tout le monde n’est pas de cet avis comme Jean-François Lamour, président du groupe UMP à l’Hôtel de Ville : « Quelle que soit la candidature, elle est prématurée et ne serait pas crédible. Elle travaille, elle vient au Conseil de Paris, mais on va voir comment elle va gérer son emploi du temps européen » (NDLR : est-ce à dire qu’on est moins occupé place Vendôme ?). L’Elysée suivrait de près cette affaire mais Nicolas Sarkozy songerait plus à François Fillon pour briguer la mairie de Paris. Selon Le Parisien, un proche du président aurait déclaré « Sarkozy pensait que Fillon pouvait être le bon choix. Surtout qu’après Matignon, il lui faudra un nouveau champ de bataille ».
Quoi qu’il en soit, il reste encore cinq ans pour que Bertrand Delanoë poursuive son travail. Et il peut s’en passer des choses en cinq ans ! Le capitalisme pourrait être complètement par terre par exemple, la
Tour Eiffel pourrait être touchée par une bombe, Nicolas Sarkozy pourrait démissionner suite à une révolution et que sais-je encore ?.... Allons, est-ce vraiment raisonnables Mesdames et Messieurs les politiques de rêver à des titres de gloire alors que des manifestations regroupent deux millions de personnes dans les rues ?...