La
Garde des Sceaux, Rachida Dati, a défrayé la chronique à de nombreuses reprises. Ses robes
Dior, ses bagues ostentatoires disparues du
Figaro, sa réforme de la carte judiciaire, ses injonctions, ses rappels à l’ordre des magistrats, etc., ont finalement eu raison de la patience de Nicolas Sarkozy.
La dernière affaire en date concernant le journaliste de Libération et son interpellation musclée, a finalement provoqué une lassitude de l’
Elysée qui a tenu à annoncer qu’une mission de réflexion allait être mise en place pour définir « une procédure pénale plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes ».
Un désaveu donc pour les méthodes de garde à vue. Ce travail devrait être confié à la commission chargée de la modernisation du Code de procédure pénale. Elle devrait être présidée par Philippe Léger, avocat à la Cour de justice des Communautés européennes.
Il fallait bien s’y attendre : les fusibles sont là et l’Elysée, dans un communiqué, a fait savoir que « le président de la République comprenait l’émoi suscité par les conditions d’exécution d’un mandat de justice à l’occasion d’une affaire de diffamation ».
Nicolas Sarkozy s’est donc positionné contre Rachida Dati et
Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur. Elles étaient toutes deux intervenues pour soutenir la magistrate à l’origine du mandat d’amener, Muriel Josié, et les policiers chargés de procéder à l’exécution de ce mandat.
Pour se dédouaner de cette sombre affaire mettant en cause un journaliste, Vittorio de Filippis, ancien directeur de publication de Libération, le Président de la République a rappelé qu’il avait demandé à Rachida Dati de « mettre en œuvre les propositions de la commission qui préconise notamment la dépénalisation de la diffamation ».
Le syndicat de la magistrature a apporté son soutien au journaliste maltraité.
La fin de Rachida Dati est-elle annoncée par ce désaveu cinglant de l’Elysée ? Réponse lors du prochain remaniement ministériel dont tout le monde parle mais qui ne serait pas d’actualité !

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