Même si le drame s’est déroulé il y a longtemps, mais avec la Justice française il ne faut jamais être pressé, l’effondrement de la passerelle du Queen Mary II le 15 novembre 2003 à Saint-Nazaire est encore dans toutes les mémoires. 45 personnes en avaient été victimes. Une association s’était alors créée pour porter plainte. En octobre 2007, le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire n’avait requis aucune peine contre les salariés des Chantiers de l’Atlantique, constructeur du navire, et de son sous-traitant, l’entreprise Endel, fabricant de la passerelle. Un appel avait donc été lancé et la cour d’appel de Rennes a rendu son verdict hier : quatre salariés des entreprises ont été reconnus en partie responsables de la catastrophe. Parmi les personnes reconnues coupables, l’on trouve un responsable d’agence chez Endel, un coordinateur d’ouvrage aux Chantiers de l’Atlantique qui ont tous deux été condamnés à deux ans de prison avec sursis. Le dessinateur d’Endel ainsi qu’un responsable logistique des Chantiers de l’Atlantique ont aussi été reconnus coupables et condamnés à 18 mois de prison avec sursis. Les deux entreprises ont par ailleurs été condamnées à une amende de 225 000 euros chacune, une somme supérieure à l’amende infligée par le tribunal correctionnel. Quant aux dommages et intérêts pour les familles, la cour d’appel de Rennes a accordé une somme d’environ 9,5 millions d’euros aux parties civiles. Un jugement qui arrive enfin et qui satisfait les victimes de l’effondrement de la passerelle du Queen Mary II. Yves Violette, président de l’association des victimes, a déclaré : « C’est une peine juste. Nous sommes soulagés. Cette fois la justice reconnaît des fautes et des responsables ».

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